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« Je ne veux pas vous assommer avec mes malheurs. »


C’est une phrase que j’entends très souvent. Une phrase prononcée avec pudeur, comme une excuse de hanter le monde des vivants avec le poids de l'absence.



Hier encore, une femme récemment veuve s’est interrompue net dans notre échange : « Mais je ne suis pas là pour vous accabler... »


👉 À cet instant, j’ai ressenti une immense tristesse face à sa retenue, mais aussi la sérénité profonde de savoir pourquoi je fais ce métier.



Le deuil n’est pas un fardeau que l’on dépose sur l’autre. C’est une histoire qui demande à être racontée pour ne pas s'enkyster.



En tant que thanadoula, ma réponse est toujours la même : ici, cet espace de parole est un refuge. Il est libre aujourd'hui, il le sera dans un mois, dans un an, dans dix ans. Il n'y a pas de « date de péremption » à l'écoute, car l'amour, lui, ne s'éteint pas au bout d'un semestre 🧡 .



Mon message aujourd'hui est simple : Apprenons à offrir ce luxe du temps. Ne craignons pas d'être « assommés » par la peine des autres. Écouter quelqu'un parler de son absent, ce n'est pas porter son malheur, c'est reconnaître son existence ❤️ .



🫂 Ne demandons plus aux endeuillés d'être « forts » ou « discrets ». Soyons simplement ceux qui ouvrent la porte et qui disent : « Raconte-moi. J’ai tout mon temps. » 🫂 

 
 
 

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