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Gwenaela Souet-Bereiziat
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Association Lueurs Dorées

J'ai grandi à la campagne, là où la mort fait partie du paysage. Rien ne m'a été caché. Les décès se sont succédé — certains attendus, d'autres non.

 

 

Mais ce sont les décès de ma grand-mère maternelle en 1996, puis de ma Maman en 2005, qui ont tout orienté. Pas brisé — orienté. La mort n'a jamais été pour moi un territoire étranger. Plutôt une réalité que j'ai appris très tôt à regarder en face, et qui m'a lentement indiqué un chemin.

Pendant neuf ans, en parallèle de ma vie professionnelle, j'accompagnais bénévolement des personnes en fin de vie au sein de l'Association JALMALV. Le bénévolat ne suffisait plus. Je voulais m'y consacrer entièrement, avec toute la rigueur d'une formation médicale.

En 2011, j'ai obtenu mon diplôme d'INFIRMIÈRE.

J'ai travaillé avec coeur 14 ans en EHPAD rural en Bretagne. Je me suis battue pour que les personnes âgées reçoivent en fin de vie ce qu'on réserve trop souvent aux patients de soins palliatifs : du lien, de l'attention, de la dignité. Pas seulement des locaux et du matériel. De l'humain.

Puis une épreuve de santé a tout redistribué. J'aurais pu m'effondrer. J'ai choisi d'y trouver une direction.

Je me suis formée à l'École Internationale d'Accompagnement Cybèle de Montréal — plus de 600 heures.

Certifiée thanadoula en 2023. Cette formation m'a ouvert des dimensions que mes années d'infirmière n'avaient qu'effleurées : le deuil périnatal, le deuil animalier, les rituels symboliques, des façons d'accompagner qui traversent les cultures et les frontières.

 

 

En 2025, avec ma collègue Nathalie Fouqué, nous avons co-fondé l'Association Lueurs Dorées et organisé le premier séminaire francophone de thanadoulas. Le deuxième aura lieu en Bretagne en octobre 2026.

En 2025, j'ai également validé la formation "La thanadoula que je suis" — 42 heures animées par Sylvie Di Scala, une exploration approfondie de l'identité et de la posture professionnelle de la thanadoula.

Partance est née de tout ça.

Quand on me demande ce que je fais aujourd'hui, je réponds : "je suis thanadoula". Et je me sens à ma place. Alignée. Sereine. Et pour l'avenir de ce métier encore si peu connu — résolument ambitieuse.

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